9.130.000 FCFA détournés à la préfecture de la MEZAM
- Admin
- 16 mai 2019
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La préfecture de la MEZAM vit depuis quelques temps au rythme d’une affaire suspecte liée au détournement d’une somme estimée à 9 130 000 FCFA du coffre du Préfet René SONGA. Mis en cause Les sieurs NCHOUAPINE ABOUBAKAR SIDIKI (contractuel d'administration), LANGMIA Francis (contractuel d'administration), NOUKAM Symphorien (domestique) et dame NCHIFOR Pamela MBUNU (contractuel d'administration), tous collaborateurs du Préfet de la Mezam placés en garde-à-vue administrative à la prison centrale de Bamenda, par décisions de ce dernier signées les 20/03/2019 et 18/05/2019. La raison mentionnée sur les titres de détention est : grand banditisme. Les suspects ont été présentés au Procureur le 07/05/19.
Les éléments d'accusation qui ressortent de sa plainte font état de ce que, depuis le mois d'octobre 2018, le Préfet a constaté que des deniers gardés dans le coffre-fort de son bureau et destinés à certaines commissions dont il a la charge, disparaissaient au jour le jour. Il évalue la somme distraite à 9.130.000 (neuf millions cent trente mille) francs CFA et soupçonne ses collaborateurs, qui dit-il, avaient accès à son bureau.
Curieusement aucun constat d'huissier ne fait état de l'effraction dudit coffre-fort. Lui-même prétend que monsieur LANGMIA Francis, son secrétaire particulier, détient le double de la clé de son bureau et se serait ainsi introduit de temps en temps dans ledit bureau en son absence. Mais il ne dit pas que ses collaborateurs avaient le double de la clé du coffre-fort.
Autre curiosité, le Préfet n'a jamais informé le Procureur de la situation et a plutôt préféré user de son pouvoir pour faire détenir ses collaborateurs. Le Procureur n'a été informé que lorsque la demande de libération en habeas corpus est transmise pour ses réquisitions. Toute chose qui laisse planer de sérieux doutes sur l’implication des coupables désignés par l’autorité préfectorale et sur la destination réelle de cette somme querellée.
Rappelons que les gestionnaires de la fortune publique au Cameroun continuent de détenir en espèces de fortes sommes d’argent dans leurs bureaux, réalité paradoxale au vu des solutions technologiques innovantes désormais accessibles et qui garantissent sécurité et traçabilité des opérations (Mobile money / Cartes Visa…).



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