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Travailleurs fictifs : quand la chaîne HR - Budget - Paie - Trésor rompt la promesse de l’Article 66

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    Admin
  • il y a 7 heures
  • 2 min de lecture
ASSEMLEE NATIONALE CAMEROUN
ASSEMLEE NATIONALE CAMEROUN

Si l’audit en cours confirme que des agents fictifs ont été effectivement rémunérés au sein de l’Assemblée nationale, il ne s’agit plus d’une simple anomalie administrative, mais d’une défaillance systémique. Le problème révèle une rupture dans la chaîne essentielle de gestion publique : Ressources humaines (qui existe), Budget (qui est autorisé), Paie (qui est payé) et Trésor (qui décaisse). L’Article 66, qui impose la déclaration des biens aux responsables publics, vise précisément à garantir la traçabilité des flux financiers et à prévenir les enrichissements illicites. Mais tant que ces systèmes restent cloisonnés, la norme juridique demeure déclarative. Un agent fictif n’est pas qu’un nom dans un fichier : c’est la preuve qu’un flux financier a échappé à toute logique de contrôle intégré.

La défaillance est donc autant institutionnelle que technique. Lorsque les effectifs ne sont pas strictement liés aux autorisations budgétaires, lorsque la paie n’est pas synchronisée avec les postes réellement validés, et lorsque le Trésor exécute des paiements sans vérification croisée en temps réel, l’État crée de facto des circuits parallèles. La réponse ne peut plus être ponctuelle, à travers des audits ou des opérations de comptage comme la COPPE. Elle doit être structurelle : un système fermé où aucun paiement n’est possible sans validation simultanée dans les bases RH, budgétaires, de paie et du Trésor. Dans ce cadre, l’Article 66 doit être opérationnalisé numériquement, en reliant les déclarations de patrimoine aux revenus effectivement perçus, afin de détecter automatiquement toute incohérence.



Dans ce contexte, la société civile a un rôle déterminant à jouer. Elle ne doit plus se limiter à relayer des révélations, mais contribuer à instaurer une exigence permanente de transparence. Cela suppose des outils adaptés. Une plateforme comme GovFinTrack peut constituer un levier décisif : en intégrant les données RH, budgétaires, de paie et du Trésor dans un environnement unique, traçable et auditable, elle permet de transformer des processus opaques en informations vérifiables. Couplée à des mécanismes de transparence publique encadrée, elle offre les moyens de passer d’un contrôle a posteriori à une surveillance continue. L’enjeu n’est pas seulement de révéler les dérives, mais de construire un système où elles deviennent, techniquement, impossibles.


 
 
 

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