Société de Recouvrement des Créances (SRC) : 15.1 milliards recouvrés en 2025
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- il y a 2 jours
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Acteur clé dans le paysage des finances publiques au Cameroun depuis sa création en 1989, La Société de Recouvrement des Créances du Cameroun (SRC) impose au fil des années son empreinte performante. Elle agit avec fermeté et impartialité dans l’accomplissement de ses missions dont l’essentiel vise à restituer à l’État et à ses démembrements les ressources qui leur sont dues.
Une dynamique managériale accélérée depuis l’arrivée à la tête de la société de Marie Rose MESSI en 2013, juriste d’affaires chevronnée pétrie de professionnalisme et d’éthique. Sous son impulsion, la SRC exerce ses prérogatives spécifiques (privilège du Trésor, pouvoirs de réquisition, porteurs de contrainte) avec une exigence de transparence, d’efficacité et d’innovation.
Initialement centrée sur le recouvrement des créances bancaires, la SRC couvre aujourd’hui un champ opérationnel beaucoup plus vaste, y compris les condamnations pécuniaires et la gestion patrimoniale.Sa réorganisation en 2020 marque une étape majeure vers une optimisation de ses capacités opérationnelles confortées par socle réglementaire spécifique . Notamment la Loi n°93/012 du 22 décembre 1993 qui lui accorde le privilège du Trésor. Ce privilège, ainsi que les modalités de recouvrement des créances par les entités publiques bénéficiaires, a été renforcé par la Loi n°2023/011 du 25 juillet 2023, la positionnant comme le "bras séculier de l’État ».
Montée en puissance d’un outil stratégique de l’État pour protéger la fortune publique.
Depuis novembre 2025, la Société de Recouvrement des Créances du Cameroun
(SRC) déploie une séquence d’activités particulièrement dense, à la croisée de deux impératifs : accélérer le recouvrement effectif des créances de l’État sur le territoire national et à l’étranger, et renforcer à l’international les capacités de coopération nécessaire à la localisation et à la sécurisation des avoirs criminels situés hors du pays. Dans un contexte où la récupération des avoirs criminels se heurte souvent à des montages financiers complexes et à l’extraterritorialité des patrimoines, la SRC avance sur plusieurs fronts, avec une ligne directrice : faire du recouvrement une politique publique pleinement opérationnelle, mesurable et crédible.
Une action de terrain intensifiée : du recouvrement à la matérialisation des
Actifs .
Sur le plan opérationnel, la période récente marque sur le territoire national un renforcement des interventions de terrain. La SRC met l’accent sur la matérialisation des voies d’exécution : localisation des patrimoines des débiteurs, l’intensification du recouvrement par l’exercice du privilège du trésor, les saisies immobilières et les prises de possession des biens immobiliers confisqués.
À l’extérieur, notamment en France, avec le concours du MINFI, des procédures
de recouvrement et d’exequatur des décisions de justice ont été engagées. Nous restons dans l’attente des premières décisions.
En Afrique, des décisions d’exequatur ont été rendues, ouvrant ainsi la possibilité d’engager les procédures de recouvrement contre les débiteurs concernés.
Une projection internationale cohérente : traque des avoirs et coopération
L’une des caractéristiques fortes de la séquence ouverte fin 2025 réside dans la cohérence de l’agenda international de la SRC. L’institution a multiplié les rendez-vous de coopération et de montée en expertise, dans un domaine où les standards et les réseaux sont devenus déterminants : recouvrement des avoirs criminels, lutte contre la corruption, entraide internationale, et structuration des mécanismes de confiscation et de gestion des biens saisis et confisqués, la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux, le Financement du Terrorisme et le Financement de la Prolifération des armes de destruction massive (LCB/FT/FP).
Les bénéfices : pour la SRC, et surtout pour l’État
Pour le Gouvernement, la dynamique en cours présente plusieurs bénéfices structurants : amélioration de la mobilisation des ressources, consolidation de l’effectivité des décisions, renforcement de la crédibilité financière et réduction des pertes liées aux créances anciennes ou difficiles. Pour la SRC, l’enjeu est la montée en capacité : procédures mieux sécurisées, expertise renforcée par la coopération internationale, dispositifs opérationnels consolidés et meilleure articulation entre action interne et action à l’étranger.
Indicateurs-clés : Performances en croissance permanente
La SRC, en tant que « bras séculier de l’État », affiche une contribution croissante à la soutenabilité financière de l’État du Cameroun. Depuis sa création en 1989, l’entreprise connait de manière exceptionnelle une courbe de performances en évolution sans cesse graduelle. Relevons à ce titre les 13 milliards et 15.1 milliards FCFA recouvrés respectivement en 2024 et 2025. Des recouvrements qui devraient être optimisés en 2026 à hauteur de 26.33 milliards FCFA selon les projections du top management.
À travers cette densification des activités, la SRC cherche à se projeter comme un outil moderne, outillé et crédible, au service d’une ambition claire : protéger la fortune publique, soutenir l’autorité financière de l’État et inscrire le recouvrement dans une logique de résultats, de transparence et de responsabilité.
Serge SEPPOH



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